D’Hier à Demain par Emmanuel Vaney

19 Juil 2017

D’ hier à demain est le nom de ce projet « vidéo-photographique » auquel j’ai eu la chance de participer, mit en place par le photographe Emmanuel Vaney. Une aventure qui commence dans le courant du mois d’avril, alors qu’Emmanuel doit valider un diplôme pour son école de photographie, auquel il doit présenter un projet vidéo, qui sera celui là. Une amie était incapable de prendre le rôle et m’a donc invitée à proposer ma candidature, ce qui m’a value d’être sélectionnée.

Après une conversation avec Emmanuel, j’ai été séduite par le projet et sa philosophie, abordant le thème du deuil (dont je reparlerai certainement dans d’autres articles). Je n’avais jamais tenue le rôle d’une femme endeuillée (à part trois minutes de Lady Anne pour une scène de Richard III au sein du Cours Florent, j’admets…) et je fus séduite par l’idée de quelque chose de nouveau, d’un personnage loin de moi. De plus, il s’agissait d’un deuil au final surmonté, ce à quoi j’accordai de l’importance, car il est important de montrer qu’un deuil n’est jamais oublié, mais que l’on peut continuer de vivre. J’aimais l’idée que cette femme puisse passer à un autre homme, malgré qu’elle n’oublie jamais sont défunt mari.

De plus, j’avais lu l’été dernier Me before you et plus récemment After you de Jojo Moyes et moi qui adore Louisa Clark, j’avais enfin trouvé un moyen de m’identifier un peu plus à ce personnage si attachant (les lecteurs du phénomène comprendront, je pense).

J’ai cité le projet comme un projet “vidéo-photographique” car les plans me rappellent vraiment la photographie en tant que telle, des photos en mouvement qui s’enchainent, racontant cette tendre histoire. Une méthode simple et efficace mélangeant couleurs et noir et blanc.

Le tournage s’est déroulé sur plusieurs après-midi, dans des lieux emblématiques de Paris. Les plans étaient tournés bien sûr dans le désordre.

Je n’en ai pas parlé, mais j’avais établie une véritable biographie pour cette jeune femme que j’incarnais. C’était mon petit secret. Je l’avais appelée Eileen. Ma petite « Irish touch ». A cause de cette chanson aux nuances triste Woman du groupe The 1975.

« She said my name is Eileen, boy that’s all you need ».

Je tenais beaucoup à la création de ce projet pour son message, ses images et son équipe attachante. Quelque chose de personnel en moi devait également faire le deuil et reconstruire avec mieux à cette époque et je n’ai pas de meilleure thérapie que de jouer.

J’ai eu la chance de travailler avec Christophe Sommier et Romain Pagnoud qui furent de très agréables collègues et compagnons de rires.

La musique a été composée sur mesure par Valentin Mercier et le maquillage fait avec soin par Caroline Botteaux.

Encore une expérience que je ne regrette pas.

Artistiquement vôtre,

 

Typh.

 

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedinmailFacebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedinmail