L’expérience « Mélodie »

28 Mar 2017

Presque deux ans après, je prends le temps de faire une rétrospective sur ce premier projet auquel j’ai eu l’honneur de participer: Mélodie , un court métrage écrit et réalisé par Sacha Mikoff.

Mélodie raconte l’histoire de cette jeune femme passionnée de dessin, rêveuse, entre l’adolescence et l’âge adulte, plongée dans son univers, à des années  lumières des préoccupations de la plupart des gens, qui devra se confronter à l’idée de rentrer dans le moule avant d’épouser totalement sa décision d’être « hors norme » et fière de l’être.

Autrement dit, un court métrage sur le fait d’accepter le regard des autres, s’accepter soi-même, son côté artistique et l’envie qu’on peut avoir d’en faire sa vie, sur le fait de vouloir trouver sa place dans le monde.

Comme plusieurs fois j’ai eu la chance d’avoir reçu des petits messages et même d’avoir été reconnue en public (j’avoue avoir été surprise et timide à chaque fois quoique très heureuse et flattée) et que souvent est revenue la question de comment j’avais vécue cette expérience, je me suis dit que j’allais en parler ici.

L'expérience "Mélodie"

Tout d’abord, le casting.

C’était mon tout premier casting pour un court métrage et j’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre précisément. Je savais que je n’étais pas la seule à postuler pour le rôle. Sacha m’avait demandé de préparer un monologue sur l’art, la passion, quelque chose en rapport avec ces thèmes. Et je n’avais que trouvé le monologue de Nina dans la Mouette ( d’Anton Chekhov) lorsqu’elle revient voir Treplev.

C’était dans une des salles de l’école de l’ESRA, devant Sacha et deux autres étudiants, dans une atmosphère rassurante et détendue. Et je me souviens m’être lancée, toute stressée,  allant d’un bout à l’autre très simplement, assise sur ma chaise, m’adressant clairement à eux.

Je n’ai rien fait vraiment en particulier je dois dire, à part raconter par les mots de Nina (insufflés par Chekhov) ce que cela voulait dire d’être « devenue une véritable actrice ».

Et puis après cela, quelques jours plus tard, j’ai reçu un message comme quoi c’était moi. Je serai Mélodie. J’étais très heureuse, bien évidemment.

Le tournage s’est fait sur trois jours.

Pour une première expérience, je ne pouvais rêver mieux. On peut dire que j’ai été choyée et que l’équipe était aussi efficace que gentille et à l’écoute. Une petite équipe mais dynamique qui savait ce qu’elle voulait.

C’était beaucoup de concentration mais aussi beaucoup de rire.

Il y a eu de très belles rencontres, de très bons acteurs, des personnalités fortes qui ont sut être bien divertissantes (et sérieuses aussi bien évidement !).

Les scènes n’étaient pas tournées dans l’ordre, même si le plan de fin fût le dernier.

J’étais très attachée à Mélodie pour la simple raison qu’elle me ressemblait. J’étais aussi maladroite, adolescente, à l’étroit dans le monde et tête en l’air qu’elle. J’essayais cependant de la rendre « un peu plus » que ce que j’étais moi. Qu’elle parte de moi, mais qu’elle est un peu plus de matière, quoi. 

Pour cela, j’avais créer une « fiche de personnage » sur laquelle j’avais inscrit le plus d’information possible sur Mélodie, qui ne me servirait peut être pas, mais qui m’aidait à l’identifier. (Cela est maintenant une habitude pour tous les personnages créer à l’avenir).

Beaucoup de gens me parlent de l’oiseau en papier et des dessins. Les dessins ont été fait par Juliette Crico (JLC), d’ailleurs je les ai vraiment adorés,  cependant je n’ai absolument aucune compétence en dessin. Tout les compliments sont à lui addresser car c’est elle qui a tout fait. Je n’ai même pas repassé au marqueur les traits des dessins pour la scène finale. Et je ne sais toujours pas faire les oiseaux en origami !

On m’a demandé un jour si j’avais été gênée par le fait qu’il y avait des gens autour durant la scène au café. La vérité est qu’au bout d’un moment, on se fait à l’idée que les gens regardent comme on se fait à la caméra qui est parfois très proche du visage. On est même content de savoir qu’on est vu. Cela fait un public. Pour un acteur/trice, c’est toujours stimulant.

On m’avait aussi demandé pour l’apprentissage du texte et pour la préparation du personnage, si cela avait prit du temps ou non. En vérité, préparer un personnage prend du temps dans le sens où on peut toujours l’approfondir, et que c’est un travail à la fois seul et collectif (avec les autres comédiens et le réalisateur).Sacha me laissait assez libre avec Mélodie et laissait assez place à l’improvisation donc on pouvait même s’éloigner du texte tant qu’on en savait les grandes lignes.

On m’a demandé aussi comment ça se passait sur le tournage. C’était beaucoup d’installations (comme souvent) de lumières, de matériel son, des tests, des changements, des répétitions de scènes, des indications et ensuite c’est prise sur prise en alternant extérieur et intérieur selon la météo et le temps de la journée qu’il fallait pour les scènes.

Et je sais que mon jeu n’est pas encore parfait et comporte des erreurs mais c’était une expérience très agréable. Et je ne remercierais jamais assez les gens qui ont regardé ainsi que ceux qui ont l’audace de me contacter ainsi que ceux qui souhaitent me voir dans d’autre projets.

Tout mon plaisir était de vous donner à voir qui est Mélodie et je suis ravie que certain(e)s se soient identifiés.

La fin est ouverte et c’est pour que vous ayez la liberté de vous imaginer ce qu’elle devient car Mélodie à comprit avec vous qu’elle ne plierait pas face à l’idée d’être comme tout le monde mais c’est à vous de faire votre propre interprétation ce qu’elle deviendra !

Et pour la petite anecdote, j’étais si petite façe à deux autres acteurs qu’il a fallut mettre des livres sous mes pieds dans une scène ou je me tenais face à eux.

Voilà, c’était mon petit article sur Mélodie !

Artistiquement vôtre,

Typh.

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