L’histoire de Clara de Malako

29 Juil 2017

Certainement l’un de mes projets préférés et le projet auquel j’ai été le plus chanceuse de participer jusque là.

Je peux clairement dire que mes premiers beaux jours de printemps ont été bercés au rythme du tournage de ce court-métrage dans une sublime grande maison dans le 77.

Ce court-métrage a été créé dans le cadre de l’Ecole de la Cité (celle de Luc Besson comme on l’appelle aussi) dont le réalisateur Louis Caudan et le scénariste Nathan Gourarier ainsi que d’autres membres de l’équipe font partis.

Le casting s’était déroulé dans les locaux de l’école (que j’avais déjà vus quelques années auparavant pour avoir déjà passé le concours d’entrée et que j’avais plaisir à revoir). Et la particularité de ce casting fut que toutes les candidates avaient été convoquées en même temps. J’eu donc le plaisir de rencontrer les autres potentielles Clara avec qui j’ai attendu patiemment mon tour. Je suis passée avant dernière. J’ai appris après que nous avions toutes été douée et que ce qui m’avait fait être sélectionnée en plus de mon jeu était ma blondeur, ma bonne humeur, mon côté à l’aise et mon dab (oui j’ai fais un dab pour un casting et j’en ai bien profité car je ne suis pas sûre de pouvoir le refaire un jour).

J’ai donc fais la danse du bonheur quand j’ai appris que je serai Clara de Malako et que le projet était financé.

Une autre particularité à laquelle je n’avais jamais fait face était la robe sur mesure qui avait été faite avec mes mensurations pour le court-métrage. Une robe de soirée d’été des années 50, rouge avec des détails, une création signée Do It Yourself faite par Nolwenn Caudan qui s’est aussi chargée des accessoires et de régler les costumes et détails pour tout les figurants.
Une robe que j’aimais particulièrement, qui me faisait me sentir « Clara » en étant hors du temps, et dans laquelle je me sentais vraiment bien.

Nous tournions dans une salle de réception d’une grande maison et occupions une grande partie du lieu pour dormir et stocker le matériel. Il est important pour moi de dire que tout cela n’aurait pas été possible sans Léon et sa famille (merci à eux !).

Afin d’apprendre à se connaître, les trois quarts des membres de l’équipe (et moi même) avions investis les lieux la veille de la date du tournage. Et ce fus un premier moment de complicité entre nous vraiment sympathique.

Nous tournions de nuit donc les journées étaient plutôt réservées à la technique et son installation, à la déco, aux répétitions et à tout ce qui devait être prêt à l’avance. J’ai très peu de connaissances techniques en cinéma mais j’ai le souvenir de la caméra RED et de morceaux de matériaux impressionnants sur lesquels je n’aurai même pas osé poser un doigt.

Le soir, en revanche, nous enchainions le tournage sur toute la nuit. C’est à ce moment là que je devenais véritablement Clara et que l’équipe comptait sur ma bonne volonté et mon bon travail fait en amont. Comme pour tout court-métrage, beaucoup de plans et d’installations pour reprendre encore et encore et avec l’ambition d’aller toujours plus loin dans le perfectionnement au fur et à mesure que les heures passent (et que la fatigue s’accumule).

Nous avions des nuits fraiches et j’étais persuadée que la petite nature que j’étais allais tomber malade (et en fait non !). Cependant j’avais une très mauvaise résistance au froid et je dois remercier Sébastien (réalisateur dans la vie, cadreur du court-métrage) pour avoir sauver à plusieurs reprises mes orteils.

J’ai aussi fait ma première expérience de jouer avec des figurants et de danser comme les années 50 sans avoir de véritable qualification dans le domaine.

J’ai bravé mon pire ennemi, le froid, en étant par une météo de moins de dix degrés en petite robe d’été (cela a l’air horrible dit comme ça, et j’étais la première à rêver d’une veste, mais j’ai été vraiment choyée par l’équipe avec couvertures, bouillottes et compagnie). Et en allant au delà du  froid je suis devenue maitre de l’art de faire croire qu’il fait une chaleur à tomber par terre alors qu’on a la chair de poule sur un draps blanc.

J’avais en partenaire principaux : Avner Peres, détenteur de plusieurs chaines Youtube, sportif, musicien et vidéaste qui avait déjà sa notoriété au moment du tournage pour interpréter le rôle de Raphaël et Tancrede Cervoni dans le rôle de l’homme qui donne la belle réception, Sid. Et j’ai beaucoup gagné à travailler avec eux.

Parce que les partenaires sont aussi un élément important. J’avais beaucoup travaillée seule sur Clara, mais quoi qu’il arrive, la magie se fait aussi en face à face avec les collègues. Il faut être bon pour l’autre et pour enrichir la situation, pas uniquement pour soi.

Pour Clara, j’avais une biographie déjà faite que j’ai ré-écrite et enrichie. Puis je me suis cultivée sur la vie dans les années 50, sur les films, la musique, la mode. Je travaillais avec les éléments, les objets, la diction, les portraits et un bon échauffement corporel pour la concentration. Il faut aussi beaucoup boire, rester hydrater.

Je n’ai pas encore vu le résultat mais j’ai vraiment hâte. Je porte ce court-métrage dans mon cœur et j’en garde d’excellents souvenirs gravés dans ma tête.

Lorsque j’aurai eu le plaisir de voir un générique, je prendrai soin de modifier la publication et mettre les noms et de faire des remerciements à chacun. En attendant je ne fais qu’un GRAND MERCI à tous avec toute ma tendresse et ma folie.

Je ne me lasserai jamais d’aventures artistiques,

Typh.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedinmailFacebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedinmail